dimanche 28 juin 2009

Supernatural : La série qui n’est PAS X-files (nononon)

SUPERNATURAL




Créateurs : Eric Kripke, Mc G
Acteurs : Jensen Ackles, Jared Padalecki, Jeffrey Dean Morgan
Année de production : 2005
Nombre de saison : 5 saisons, 82 épisodes (en cours)

Synopsis : Deux frères en quête de vengeance parcourent les USA dans le but d’éradiquer des démons.


AVIS PERSONNEL

J’étais pas forcément fan d’X-Files, ni des séries fantastiques et le synopsis ne m’emballait pas des masses, respirant bon le cliché et la série pour midinette. Au final, j’ai plutôt apprécié la saison 1 et commencé à regarder la 2 avec plaisir. Mais la saison 4 fut mon déclencheur, mon tilt, le pouce qui a appuyé sur la touche de mon cerveau appelée « série de mon panthéon ». Étonnant, non ?

Alors quels sont les ingrédients de cette surprenante recette ?

Tout d’abord un synopsis cliché qui réserve pourtant bien des surprises : deux beaux gosses en quête de vengeance chassent les forces du mal. Au fur et à mesure des saisons, les intrigues vont se révéler toutes plus passionnantes que les autres avant d’atteindre son paroxysme à la saison 4, bourrée de symboles religieux, de Bible version Supernatural et surtout, une conclusion qui nous permettra de comprendre que chaque saison avait une fonction bien précise avant de nous laisser en plan en train de baver, attendant pitoyablement la saison 5. Chaque épisode développe une histoire qui lui est souvent propre avec son lot de monstres et de maisons hantés et souligne ainsi une irrégularité de l’intérêt que nous pouvons avoir. Certains sont facilement devinables du début à la fin alors que d’autres sont captivants. Pourtant, même si en rater n’est pas très grave, nous nous efforçons de les suivre dans l’ordre car l’intrigue saisonnière reste un fil conducteur important.

Ajoutez à cela, les deux héros et les personnages secondaires. Ne vous y tromper pas, on dirait au départ deux mannequins assez semblable au jeu lisse et à l’humour plombant. Loin de là, Sam et Dean gagnent très rapidement en ampleur nous dévoilant leurs potentiels de jeu d’acteurs notamment dans leurs relations fraternelles tantôt houleuse (voir conflictuelle) tantôt complice. Nous régalant la plupart du temps de répliques savoureuses, Dean nous apparaît comme le mec canon et superficiel de la saison 1 avant de nous dévoiler ses tourments intérieurs notamment à partir de la saison 2. Ne parlons pas de Sam qui se pose en intellectuel du duo à la vision au début manichéenne avant de nous montrer son côté sombre dans la saison 4. Chaque frère gagne en importance car on peut considérer qu’une saison sur deux leur est consacrée à tour de rôle. Face à eux, on trouve John, leur père, Bobby, « l’oncle » ou encore des filles à profusion comme Meg, Ruby ou Jo avant d’arriver à ma révélation de la saison 4, Castiel. Vous savez, il y a des séries comme ça où vous délaissez les héros parce qu’un autre personnage vous a tapé dans l’œil. Visiblement, je ne suis pas la seule, ce personnage a remporté un vif succès et deviendra récurrent dans la saison 5 (tu m’étonnes, vu la fin).


Enfin et non des moindres, il y a tous ces petits détails qui rendent la série attrayante et divertissante. L’ambiance dark de la série est corroborée par le fait que l’action se passe principalement la nuit. La pleine lune, les maisons hantés, les égouts, les forêts, tout y passe pour une ambiance gothique à souhait. Les démons ou fantôme sont plutôt bien faits même si on en peut pas dire que ça a le même effet qu’un film d’horreur, non. Ici, le but recherché est plutôt le suspense, c’est pourquoi la plupart des épisodes ne bénéficient pas de grands effets spéciaux mais plutôt de raccourcis cinématographiques (pour un petit budget ouais !*zbaf*) comme ne montrer le démon qu’à la fin...

On peut ajouter à cela une musique omniprésente en totale décalage avec l’ambiance. Le choix du genre « vieux rock américain » est à la base, ici, pour souligner l’admiration (ou le conditionnement) de Dean pour son père. Mais on peut la rapprocher également de l’Impala 67, véritable personnage à part entière, qui écope du même rôle que les vieilles chansons. Ces deux éléments sont également là afin de fournir aux spectateurs de véritables repères. En effet, les frères parcourant les USA, le spectateurs ne peut se raccrocher à un cadre familier comme une ville ou une maison. Kripke fournit donc ici les ressources nécessaires pour que l’on ne se sente pas perdu. L’humour omniprésent (l’épisode ou Dean meurt de toutes les façons possibles ou encore Sam poursuivit par la malchance) et les critiques acerbes achèvent de dresser un portrait élogieux de Supernatural. La complicité entre les deux frères (et leurs problèmes) sont à la fois captivants et tordants et enfin, sachez que la saison 4 est de loin la meilleure. A ceux qui en doutent, sachez aussi que Supernatural compte quelques épisodes pour le moins touchant notamment à la mort de certains personnages que l’on pensait capitale.




4/5 pour une série du genre divertissante sur tous les tableaux.

Sortie DVD : Saison 1,2 et 3 disponibles

Critiques spectateurs :

« Légendes urbaines, contes, monstres, démons, on ne s'ennuie jamais avec cette série aux épisodes réussis, originaux, fantastiques et qui nous fait frissonner de peur et de plaisir, sans oublier les personnages, drôles et attachants. »
« Supernatural a ses gimmicks (qui font qu'on retient une série sur le long terme ou non), comme les génériques (de début et de fin), le côté Starsky et Hutch du surnaturel, la voiture vintage sur fond de rock and roll bien roots, les très nombreux clins d'oeil, etc... Bref, c'est du pur divertissement (on est loin de la dimension métaphysique et contemplative d'un Lost par exemple) mais c'est du bon divertissement. Et moi, ça me va. »

Site officiel :

http://www.cwtv.com/shows/supernatural

Site de fans :

http://supernatural.serieunlimit.com/

http://supernatural.hypnoweb.net/

jeudi 21 mai 2009

Les Tudors : La série qui est moderne et tant pis si ça se passe au XVIème !!

LES TUDORS





Créateurs : Michael Hirst
Acteurs : Jonathan Rhys-Myers, Nathalie Dormer
Année de production : 2007
Nombre de saisons et d’épisodes : 4 saisons, 28 épisodes

Synospsis : Le couple du roi Henry VIII bat de l’aile et il doit faire face aux menaces venant de l’extérieur comme de l’intérieur du royaume de l’Angleterre.

AVIS PERSONNEL

Les Tudors ont débarqué juste après Rome, juste après mon enfilade d’Elisabeth, la mini-série en deux parties et juste au moment où j’avais plein de séries à regarder. Autant dire que pour une fan des séries historiques comme moi, c’était soit ma nouvelle drogue du moment, soit l’overdose. Pour vous donner une idée du résultat, sachez que j’ai fait un séjour linguistique juste pour arriver à suivre les épisode en VO sortis en avant-première en France.

Nous arrivons donc en plein règne du roi Henri VIII. Le coquin a d’innombrables maîtresses, ennemis, alliés, problèmes de conscience et accessoirement, une femme et une fille, mais sa femme, il s’en fout un peu et sa fille, on s’en fout un peu, elle a que 6 ans. Premier point positif : on rentre dans le vif du sujet à savoir, son règne et pas besoin de s’emberlificoter avec sa jeunesse, sa famille, son père son couronnement et autres introductions, souvent un peu longues. Autre clé nous permettant de nous imprégner directement de l’ambiance, les décors. Somptueux et magnifiques, grandioses et colorés, on passe avec aisance d’une demeure royale à une église austère sans compter, dans la saison 3, les campagnes brumeuses londoniennes.
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Personne historique ô combien intéressant (il a eu 7 femmes, une première à l’époque et un record encore inégalé aujourd’hui avec nos présidents), Henri bénéficie de la prestation habitée de Jonathan Rhys-Myers, celui à qui je dois mon intérêt à cette série. Au début, je le trouvais beau et machiavélique, maintenant, je le trouve beau, machiavélique et dégueulassement doué (CQFD : en plus il doit être riche, faut pas abuser). Il interprète à la fois un Henri, romantique, amoureux, désabusé, passionné, torturé, assoiffé de pouvoir et sans doute à moitié fou. Autant de talent concentré dans un seul gars, j’espère au moins qu’il aura une calvitie précoce sinon c’est injuste. Outre ça, le monsieur est entouré d’une pléiade d’acteurs anglais (série british oblige) au talent assez extraordinaire, en tout cas, suffisamment pour donner une belle crédibilité aux Tudors (Henri Cavill, Sam Neill), sans compter que la plupart sont inconnus. Si la série se permet quelques petits écarts historiques sans gravité, l’intrigue principale de chaque saison gagne en intensité au fur et à mesure des épisodes et ce, pour un épilogue en feux d’artifice (fin de la saison 2.
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Voici une série qui ne m’a jamais déçue d’un épisode à un autre, renouvelant un scénario toujours plus réaliste. Outre, les problèmes de religion interne que son règne a soulevé, Henry avait la fâcheuse tendance à donner aux femmes une importance prépondérante, sans compter ses relations tendues avec la France (je conseille de voir la saison 1 et 2 et VO rien que pour ça). La saison 3 débute fort avec un conflit ouvert entre Cromwell et le peuple et la relation d’Henry et de sa fille Mary (devenue grande) est des plus intéressante.

4,75/5 (parce que la perfection n’existe pas) pour du sexe, des intrigues (oui je sais, j’ai commencé par du sexe) et depuis la saison 3 du sang…

Dommage, on vient d’annoncer que l’on s’arrêterait à la saison 4mais je pense que c’est pas plus mal. Malgré ses 7 femmes, Henry n’avait pas une vie si passionnante après tout^^

Sortie DVD : Saison 1 et 2 disponibles

Critiques spectateurs :

« Je viens de terminer la seconde saison, et mille mots ne suffiraient pas à décrire l'ampleur des personnages de cette série, il y a tant à en dire ! C'est tout juste énorme à chaque minute !!! Que ce soit dans les interprétations de chacun, dans les décors, dans le gros boulot qu'on pu fournir les scénaristes -et je pardonne pour le coup les quelques "erreurs" sur la chronologie, ça ne doit pas être facile à retranscrire-, dans la richesse du contenu d'époque ou encore la BO à la fois intrigante et charnelle... cette série a tout pour plaire ! »

« Je suis vraiment bluffé par cette série, le cadre de l'époque est respecté. D'habitude je suis pas trop série, mais le fait que les épisodes durent 45 min rend le visionnage très agréable, se rapprochant d'un film. »

Site officiel :

Site pour regarder la série en streaming :

dimanche 17 mai 2009

Avez-vous déjà vu… ? la série la plus petite du monde

AVEZ-VOUS DEJA VU ?




Créateur : Pierre-Alain Bloch
Acteur : Alain Chabat (voix-off)
Année de production : 2006
Nombre de saisons et d’épisode : 1 saison, 150 épisodes

Synopsis : Tout est dans le titre…

Avis personnel

Sorti juste après le succès phénoménal du Burger Quizz, la boîte de production d’Alain Chabat nous a concocté une petite perle d’humour : Avez-vous déjà vu ? C’est vrai après, tout qui a déjà vu une girafe qui passe son permis pingouin ou encore une évasion de ravioli ? A toutes ces petites questions existentielles, AVDV se fait un plaisir d’y répondre en image jonglant entre le non-sens, le burlesque et l’absurde. Images qui d’ailleurs oscillent entre bidouillage d’animation, incrustation d’images réelles pour un résultat décalé ou dessins animés aux traits grossiers, voir même tout ça en même temps (« Un intrus au pays de toupoutous »). Ce changement de trait souligne le côté décalé et original de ces sketchs qui, malgré leurs courtes durées, nous font mourir de rire.
A voir dans le contexte « cercle privé restreint à 6 amis », histoire d’adopter ensuite un code secret entre vous pour ressortir les gags. Petit phénomène qui commence à se taper une seconde jeunesse, AVDV bénéficie de nombreuses parodies, preuve que la mini-série de Pierre-Alain Bloch stimule la créativité des internautes. Chaque épisode est constitué de la même manière, contribuant ainsi à renforcer l’identité décalée de AVDV. Ainsi, un générique de 5 secondes rassemblant des lettres, toutes polices confondues, accompagnées de bruitage tous plus débilisants les uns que les autres, ouvre le bal. Une saynète de 5 secondes de mise en situation est alors suivi du titre qui permet au spectateur d’appréhender la suite puis le gag généralement conclut par une chute inattendue. Et enfin, la fameuse « morale » : Maintenant, oui ! AVDV est définitivement ma mini série d’anthologie !


Les personnages récurrents sont à mourir de rire : prenez Poppi, artiste ô combien talentueux, dont le simple aboiement conduit un preneur d’otage en prison de son plein gré (et avec les menottes attention !) mais produit également un disque à succès ou encore un klaxon ; ou encore la fée Fagot qui a la fâcheuse tendance de donner la vie au bois et même aux poutres apparentes : Je finirais avec Super-Arbre, le super héros des arbres qui n’attends qu’une chose : que le chasseur « crève […] ces piafs de merde aaaaaah ! ».

Bref, vous l’aurez compris, AVDV est un, plus qu’agréable, interlude au programme de M6 parfois un peu fadasse. Une touche de couleur, une crise de rire déclenchée par 45 secondes d’animation bidouillée…Moi, j’adore !

Le phénomène étant en train de revenir à la mode, je ne peux que souhaiter une seconde saison, mais bon avec tellement d’intervalle, j’y crois moyen…

4,5/5 même si cette note est incomparable avec les autres articles au vu du format court. De l’humour, de l’insensé, du décalage…Avez-vous déjà vu une mini série poilante ? Maintenant oui.

Conseils de préparation : A s’enfiler d’un coup sous peine de passer à côté de la blague et encore…certains resteront hermétiques à l’humour et auront besoin de 5 visionnages pour enfin saisir le burlesque de la situation…ou pas.

Sortie DVD : Le DVD complet de la saison est disponible.

Critiques spectateurs :

« 50 secondes de surprises, d'absurde et d'humour concoctées par l'équipe d'Alain Chabat. Un programme original et décalé dans un univers graphique à chaque fois différent. »

« Alors, certes, cela n'est pas toujours drôle, et même à la 15è vision, certains sketchs ne semblent toujours pas avoir révélés le pourquoi de la blague.Il n'empêche, ces épisodes supportent particulièrement bien le poids des visions, comme des bonnes blagues que l'on ressortirait régulièrement. La folie guette lors des enchaînements de plus de 25 épisodes. Vous voilà prévenus. »


Blog de fans :

http://avezvous-deja-vu.skyrock.com/

Site pour regarder la série en streaming :

http://67.15.249.88/series/details_s.php?id=1634&cat=S&action=no

mercredi 6 mai 2009

Gossip Girl : la série où ça fait du bien de dire du mal

GOSSIP GIRL


Créateurs : Stephanie Savage, Josh Schwartz
Acteurs : Blake Lively, Leighton Meester
Année de création : 2007

Nombre de saison et d’épisode : 2 saisons (en cours), 43 épisodes


Synopsis : Les tribulations de la jeunesse dorée new-yorkaise à travers 5 familles différentes.

AVIS PERSONNEL

Non, je n’ai pas été victime d’un mauvais sort ou autre, mon esprit de curiosité est juste sans limite (auto-congratulation). Comme beaucoup, je pense, j’ai été rebutée par le synopsis qui annonçait la bonne série américaine pour teenagers avec du luxe et des gravures de mode pour acteur. Eventuellement, vous pouvez vous y intéresser si vous savez que Gossip Girl découle d’une série de roman du même nom, écrits par Cécily von Ziegesar. Bon à savoir : ce sont les créateurs de Newport Beach et Chuck qui sont à l’initiative de ce projet. Je vous avouerais que j’ai ri au nez de mon amie, m’estimant « au-dessus de ça », lorsque je l’ai vu dévorer les épisodes de cette série. Mais telle une drogue, j’ai fini par y jeter des coups d’œil, faussement désintéressée, puis un épisode entier, puis deux et enfin la saison toute entière. Indéniablement, le mot addiction convient bien à Gossip Girl. Vous prenez la trame de Newport Beach (difficulté pour des ados d’évoluer dans les milieux aisés) en saupoudrant de l’esprit un peu décalé et no prise de tête de Chuck et vous obtenez GG. Ah et si quelqu’un vous appelle T au lieu de Thomas ou C au lieu de Charlotte (prononcez « Tii » ou « Sii »), c’est normal, ne vous en faites pas : vous venez d’entrer dans le cercle très fermé de l’élite new-yorkaise (sans le savoir).




Bon pour le principe, on croise, on entre croise et on décroise les relations humaines et compliquées entre les différentes classes sociales (les Humphrey pour que le spectateur lambda puisse s’identifier et les autres), les adultes comme les ados, cela comme dans plein d’autres séries. Pourquoi cette addiction ? Parce que y a pas de mal à faire le mal ! Les répliques acides de Blair, les coups tordues de Bass Junior, le côté un peu décalé de Dan, les deux-mal-dans-leur peau (Jenny et Erik) ou encore les emmerdes involontaires que se traîne Serena nous remplissent plus de joie que le dernier épisode de Lost. On se repaît de leurs perversions, leurs coups bas tout en se félicitant sur notre situation qui, bien évidemment, n’est pas rose mais au moins, on ne croise pas beaucoup de vipères comme chez eux. L’argent, la bienséance (vous avez dit coincé ?) et le décor des quartiers riches de la grosse pomme sont omniprésents mais les acteurs les prennent à contre-pied et les tournent souvent en dérision (Blair et ses canards). L’histoire a beau être tournée et retournée (est-ce vraiment originale ?), on aime sans compter cette série au parfum de Sex intention.




Visiblement, la série n’est pas très fidèle aux livres puisque les fans se sont écriés que Dan ne devait pas être beau comme un dieu, qu’il devait fumer et se droguer au café. Bon, pour que le côté lisse comme du marbre de la série soit assumée, Dan Humphrey est mignon, touchant, un peu débraillé mais avec du « staïle » ! Coup de cœur au sombre, torturé, mélancolique, vicieux, tordu bref…au personnage de Chuck qu’on adore détester (ou qu’on déteste adorer ça dépend). Le concept de la bloggeuse est à la base un raccourci scénaristique (mais comment faire pour que l’école soit au courant ? Tiens, utilisons la modernité !) mais plutôt bien mis en valeur même si je regrette une utilisation un peu aléatoire et peu poussée (à la fin de la seconde saison, GG n’apparaît plus qu’au début et à la fin en tant que VO). Les acteurs sont tantôt touchants tantôt détestables par leurs complots ou tout simplement leur innocence mais au final, ils s’en sortent plutôt bien même si le côté j’te fais-du-mal-jvais-me-venger aurait pu être encore plus abouti. Rappelons que Gossip Girl a fait un véritable carton sur Internet alors que ses audiences TV étaient plutôt moyenne d’où le fait que la presse se soit intéressée à ce phénomène intriguant. Du sexe, de la méchanceté, des complot, du fric…L’histoire de nos vies portée sur le petit écran quoi !

Bref, je n’ai pas honte de le dire, xoxo Gossip girl, je t’aime et j’assume.

3/5 pour une série assumant que la moitié de ses héros soient des tordus vicieux.

Critiques spectateurs :

« C'est une bonne série, certes elle n'apporte rien de nouveau mais l'intrigue est bien ficelée, on est vite à fond dedans. La narration ironique de Gossip Girl est pas mal, les personnages ont tous un petit quelque chose de particulier. Sympa à voir »

« Bien sur la série est fraîche, et divertissante, mais elle n'a finalement rien à voir avec les livres, qui sont géniaux. J'aurais aimé retrouvé notre vrai Dan aux cheveux gras et à la mine toute grise à cause des clopes et du café. »

Sortie DVD : Saison 1 disponible

Site officiel :

http://www.cwtv/shows/gossip-girl

Site de fan :

http://gossipgirlworld.org/

Site pour regarder la série en streaming :

http://67.15.249.88/series/details_s.php?id=110&cat=S&action=no

lundi 27 avril 2009

Les Bleus, premiers pas dans la police : la série française qui fait cocorico


LES BLEUS : PREMIERS PAS DANS LA POLICE



Créateurs : Stéphane Giusti, Anne Robillard
Acteurs : Elodie Yung, Mhamed Arezki, Nicolas Gob
Année de création : 2005

Nombre d’épisode et de saison : 2 saisons (en cours), 18 épisodes

Synopsis : Une bande de 5 jeunes bleus de la police intègre leur nouveau service et tentent d’apprendre les ficelles du métier.

AVIS PERSONNEL

Allez, allez, j’ai dit les séries de tous horizons et nous-même en France, on peut apprécier certaines des nôtres. Voici donc Les Bleus, sortis tout droit de notre hexagone et qui ma foi, peut se targuer d’être une série différente et plutôt pas mal réussie. Elle gagne évidemment à être comparée aux Navarro qui s’empâtent dans leurs scénarios faciles et bidons. Pas de têtes d’affiche mais des inconnus (sauf éventuellement Elodie Yung pour Les Fils du Vent. Non, ça ne vous dit rien ?) pour la plupart très talentueux composent l’essentiel de ce casting tout en couleur, représentant la France. Là où la série innove, c’est tout simplement qu’il ne s’agit pas de flics mais bien de jeunes recrues, fraîchement diplômés, et donc évidemment en période d’apprentissage de leur travail comme de la vie tout court. Prenez Lyes par exemple. Non seulement, il fait croire à sa famille qu’il est avocat mais le costard qui arbore régulièrement détonne à son travail comme chez lui, provoquant des situations grotesques et absurdes qui nous font nous tordre de rire (aaah les planques embarquées dans la banlieue parisienne sauvage). Et qui dit apprentissage dit forcément bévue. Pour notre plus grand plaisir.
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Entre les répliques ironique et acerbes et la tête dépitée des supérieurs, il y a réellement de quoi faire (le coup de l’embarquement dans la cellule de dégrisement parce qu’ils font trop la fête). Les personnages sont donc un reflet de la France contemporaine, de la jeune mère de famille célibataire au petit voyou qui a menti pour passer son concours de flics. Des horizons différents qui se confrontent sans cesse et dont nous suivons le quotidien au travail comme dans la vie privée. Des thèmes d’actualité (l’homosexualité, l’immigration), un côté rendu crédible par les affaires confiées aux débutants (et non pas de grand banditisme), une prise de parti à la fois sérieuse et comique, du rythme et de la fraîcheur…Au balai Julie Lescaut, va te rhabiller et laisse la place aux jeunes ! Nous n’avons pas à rougir de cette série qui adopte un format relativement cours (6 épisodes par saison) et nous permet ainsi de nous distraire sans nous lourder. Je vous en conjure, ne fuyez pas ce petit bijou, sous prétexte qu'il est français (oui, j'avoue l'avoir fait au début...Mais j'ai vite réparé mon erreur).

3/5 pour une série française et fière de l’être, sans prétention et avec son petit vent de fraîcheur.

Critiques spectateurs :

« C'est tellement rare de pouvoir voir une série française si appréciable tant au niveau de la qualité du jeu des acteurs que des répliques! Du rythme, de l'humour, de l'émotion... En somme un très bon coktail ! »

« La " S E U L E " série que je trouve bien jouée par des français ! les intrigues sont pas mal même si ça manque encore de punch j'ai grand espoir pour cette " S E U L E " série française que j'ai suivie et que je compte suivre ! »

Sorties DVD : Saison 1 disponible

Site pour regarder la série en streaming :

http://67.15.249.88/series/details_s.php?id=546&cat=S

dimanche 26 avril 2009

Terminator - The Sarah Connor Chronicles : la série qui dit tout dans son long titre !

Terminator - The Sarah Connor Chronicles

Créateur : Josh Friedman
Acteurs : Lena Headey, Thomas Dekker, Brian Austin Green
Année de création : 2008

Nombre de saison et d’épisode : 2 saisons (en cours), 31 épisodes

Avis personnel
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Voilà une série qui sort un peu de l’ordinaire. Tout le monde connaît les spécificités temporelles que la saga Terminator implique et cette série ne fait pas exception à la règle. Tout d’abord, il est bon de savoir où la replacer : après le second opus donc il ne tient absolument pas compte du troisième film ni même des deux autres mis en chantier par Mc G. L’action se situe dans les années 2000, donc à notre époque et l’on suit les péripéties de Sarah et de son fils John, quelques années après la destruction de Cyberdine. Ils doivent faire face à des menaces de plus en plus nombreuses venant des robots comme des humains. Lorsque la série a été diffusée pour la première fois sur les FOX, beaucoup ont crié au scandale, jugeant le show comme une suite totalement aberrante de Terminator 2. Et pourtant…Malgré un épisode pilote un peu lent au démarrage, l’intrigue s’installe lentement et on peut voir les connections entre le dernier film réalisé par James Cameron et ces chroniques. Comme à chaque fois, des robots sont envoyés du futur dans le passé pour éliminer John Connor, futur leader de la résistance et comme à chaque fois, un terminator est envoyé côté gentil pour l’aider. Ici, nouveauté, c’est une fille, Cameron (référence à l’initiateur des films) qui débarque avec son joli minois et sa froideur robotisante.




On peut effectivement reprocher aux acteurs-robots un léger surjeu (paradoxale non ? Pour des robots impassibles) mais au final, Cameron apparaît comme bien ambiguë, notamment sur sa propre perception ou encore sa relation avec John et Sarah. John et Sarah qui sont d’ailleurs magistralement interprétés par Thomas Dekker et Lena Headay. Certains ont reproché un John Connor en retrait mais on ne saurait trop leur conseiller de relire le titre de la série, sans compter que John finit par gagner en profondeur à la saison 2 (en proie à de nombreux dilemmes comme faire confiance à Cameron, l’arrivée du premier amour). Un rythme dynamique, un scénario proche des films et livrant les clés manquantes des longs métrages déjà sortis, de bons acteurs…Une très bonne série qui augmente de niveau à la seconde saison avec l’installation de nouveaux personnages comme Derek Reese (mon coup de coeur) ou l’agent Ellison, relançant une intrigue aux multiples questions (mais en quoi Savannah est-elle si importante ?). Bref, le spectateur ne met que quelques minutes à entrer dans un univers un peu plus fouillé au niveau des rares effets spéciaux (qui sont à la hauteur de notre époque) et tout comme les deux premiers Terminator, TTSC met bien plus l’accent sur l’intrigue, la recherche d’indice ou les émois intérieurs que les bagarres bien dosées (même s’il y en a). Enfin n’oublions pas le rebondissement sur la fin de saison 2, qui nous laisse pantois, en haleine et surtout à la recherche (pitié Mme la FOX) d’une saison 3 (c’est en discussion).



3/5 pour une série dans le respect des films de Cameron mais qui apporte sa petite touche avec des personnages attachants et une intrigue rythmée malgré quelques longueurs.

Critique spectateurs :

« J'ai adoré les deux saisons de cette série et quel final!! J"espère voir une troisième saison! Les acteurs en tête Lena Headey sont tous excellents!! Par contre série à voir en version originale, les doublages français sont mauvais je trouve!! »


« Passionné par les interactions hommes-machines, cette saison s'est voulue volontairement philosophe à mon sens. Ce qui est bien mais ce qui ralentit beaucoup le rythme. Si j'écris aujourd'hui pour la première fois, c'est pour le dernier épisode de cette saison qui donne une véritable claque et qui m'a donné de véritables sensations. Incroyable... Je l'attendais depuis si longtemps et nos réalisateurs l'ont fait. »

Sortie DVD : Rien pour l’instant

Site officiel :

http://www.fox.com/terminator/


Sites de fans :
En français >> http://www.leschroniquesdesarahconnor.fr/


Site pour regarder la série en streaming :
http://67.15.249.88/series/details_s.php?id=101&cat=S

samedi 25 avril 2009

Robin Hood : la série qui divise

ROBIN HOOD


Créateurs : Dominic Minghella, Foz Allan
Acteurs : Jonas Armstrong, Lucy Griffiths II
Année de création : 2006

Nombre de saison et d'épisodes : 3 saisons (en cours), 39 épisodes

Synopsis : Revenus de croisade, Robin de Locksley et son serviteur trouvent une Angleterre en proie à la désolation. Pauvreté et cruauté sont instaurées par le Shériff de Nottingham et son bras-droit, Guy de Gisbourne. Robin décide alors de prendre les armes et devient le hors-la-loi le plus connu d'Angleterre...
AVIS PERSONNEL
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J'ai choisi cette série, non seulement pour montrer que des fois, je distribue des mauvais points mais aussi, parce Robin Hood est sans doute ma bête noire. A la fois décevant et creux, je ne cesse de m'accrocher pourtant et je n'ai pas raté beaucoup d'épisodes. Alors pourquoi ?


Tout d'abord, cette série est tout ce qu'il y a d'européen et c'est pour ça qu'on a envie de lui donner sa chance : série britannique, acteurs britanniques, tournée en Hongrie et évoquant parfois la France (contexte historique). Les affiches et les premières minutes d'épisodes nous montrent une forêt de Sherwood, sombre et brumeuse, le look des personnages est plus rock n' roll que jamais (longs manteaux noirs) et le jeu savoureux du shériff laisse augurer un casting vivant et surtout qui va dépoussiérer le mythe et lui refiler un bon coup de fouet ! Un nouveau personnage charismatique et torturé au fur et à mesure des épisodes (Guy de Gisbourne), une Marianne ma foi, rafraîchissante, et un jeune Robin, tout frais et dynamique.


Le charme de cette série opère lentement et au fur et à mesure, le spectateur se conforte dans l'idée que cette série a quelques atouts : de l'humour, de bons acteurs, enfin un cadre qui n'est pas américain. Mais presque aussi sec, on est frappé par une intrigue simpliste, le décor redondant et des personnages secondaires plutôt fades, sauf exceptions. Que se passe-t-il ? Il paraît évident que Robin Hood ne bénéficie pas des sommes astronomiques qu'Hollywood accorde aux chaîne pour leurs séries. On note au fil des épisodes également que finalement, la crédibilité ne sera pas au rendez-vous et qu'il s'agit là d'un choix des créateurs. Pour ma part, ça ne me poserait pas de problème si la crédibilité était assumée et que si on avait poussé l'histoire dans ce sens mais hélas, ce n'est pas le cas.
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Robin Hood pêche par son manque d'énergie malgré la bonne volonté de ses acteurs et s'installe dans un schéma de narration répétitif et donc ennuyeux malgré les efforts notables de la chaîne pour relancer l'intérêt (Le complot des Chevaliers noirs, l'envolée pour Jérusalem). Au final, chaque dénouement reste prévisible et on perd rapidement l'envie de s'accrocher au wagon BBC one. Le personnage de Petit Jean est sans doute celui qui reflète le mieux Robin Hood : un mot par épisode avec comme principale fonction le défonçage viril de portes à coup d'épaule. Et pourtant, on aurait pu exploiter son histoire familiale puisque son fils le croit mort et sa femme est prête à se remarier alors que lui s'est sacrifié pour aider Robin. Mais non, le problème sera réglé en un seul épisode et l'on passera à autre chose.


Mais pourquoi me reste-t'il cette petite flamme d'intérêt qui me fait regarder Robin Hood de temps en temps et ce, sans trop éprouver de honte ? Les jeux de certains acteurs comme Keith Allen, le Shériff qui dynamise tout ça, le sombre Richard Armitage (Guy de Gisbourne), une Marianne qui est loin d'être cruche, le Robin en lui-même qui subit les assauts de ses tourments intérieurs et les différents personnages secondaires comme Alan ou Munch qui subiront différents revers de fortune, éveillerant notre envie de rallumer notre TV. Enfin, notons également les idées plus qu'originales et audacieuses et là attention spoilers :
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Je parle notamment de l'arrivée de Frère Tuck qui se révèle être noir, loin des clichés que l'on connaît, de la traîtrise d'Alan (saison 2) ou encore de la mort de Marianne survenue une bonne fois pour toute à la fin de la saison 2.

Assaisonnez le tout de quelques dialogues savoureux qui contrebalancent avec des répliques la plupart du temps banales et cela suffira à vous dédouaner de votre petit intérêt pour Robin Hood.

1,5/5 notamment pour les raisons évoquées ci-dessus. Malgré un petit effort de fraîcheur et de dynamisme, la série ennuie plus qu'autre chose.

Critiques spectateurs :

"Un mythe correctement revisité par nos chers anglais !! Avec un acteur assez charmant.. On ne peut pas évidemment éviter quelques scènes un peu mièvres mais ça fait parti du charme de la série !! "

"Série à petit budget et ça se voit. La réalisation est très moyenne, le tout est plutôt mal filmé. Robin de bois a peu de charisme de même que l'ensemble de sa bande. Par contre les 2 méchants sont plutôt bons et malgré tout les acteurs s'en tirent bien. Humour également omniprésent. En résumé, une série sympathique, sans plus et que l'on oublie vite."

Sorties DVD : Saison 1 disponible en DVD

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Une série 4 de prévue mais sans Jonas Armstrong (Robin) ni Keith Allen (Shériff) puisqu'ils quittent la série